Au sommaire de ce numéro


-  Les impôts baisseront de -10 % en 2008 !
-  Liste Quintin, un projet qui tient en un mot : détruire
-  Apolitisme : Schizophrénie ou calcul politicien ?
-  René Balme dépose plainte pour diffamation contre Monsieur Odo
-  Le débat pluraliste n’a pas eu lieu. Xavier Odo, incapable de débattre ?
-  Les gros sous et les petits soucis de Monsieur Sarkozy
-  Le pervers narcissique


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Apolitisme : Schizophrénie ou calcul politicien ?

Comment peut-on faire de la politique en se déclarant apolitique ? Rappelons que le mot politique provient du Grec ancien « TA POLITIKA » qui signifie littéralement « Les choses qui concernent la POLIS (CITE) ». et donc les citoyens qui l’habitent. Comment peut-on laisser entendre qu’on est apolitique alors même que les choix voulus et décidés par une majorité, en l’occurrence municipale, relèvent d’une certaine idée de la société et du service public, de certaines valeurs telle que la solidarité par exemple ? Comment aussi se déclarer apolitique tout en étant détenteur d’une carte de militant UMP ? Si chacun a naturellement le droit d’adhérer à tel ou tel autre parti, de distribuer à l’occasion d’élections présidentielles ou législatives tracts et autres moyens de propagande, comment peut-on, comme par enchantement, lors d’élections municipales, se désolidariser de ses convictions pour se déclarer apolitique ?

Vu la gestion catastrophique de notre pays par Nicolas Sarkozy, vu cet espèce de mépris qu’il a pour la France et les Français « d’en bas », on comprend que même ses plus fervents partisans hésitent à se réclamer de lui. On comprend mieux ainsi la discrétion, qui confine à l’effacement, de MM. Odo et Chipier sur leur appartenance au parti du Président. Mais cette discrétion ne va pas jusqu’à réprouver les choix sociétaux du Président de la République. Et les silences sont parfois plus parlants que tous les discours. Et qui ne dit mot consent. A-t-on jamais entendu MM. Odo et Chipier prononcer la moindre critique contre la politique menée par Nicolas Sarkozy ? Les a-t-on jamais entendus désapprouver la politique spectacle à laquelle nous soumet un Président plus soucieux de côtoyer ses amis du show biz ou de la finance que d’honorer ses engagements ? A-t-on jamais entendu MM. Odo et Chipier s’insurger contre un Président qui se voulait être le candidat du pouvoir d’achat et qui quelques mois plus tard, annonce, placidement, que les caisses sont vides, qu’il n’a aucun pouvoir de contrainte contre les entreprises qui délocalisent ? Le soutien inconditionnel de MM. Odo et Chipier à M. Sarkozy procède incontestablement de choix politiques qui révèlent une adhésion sans réserve aux choix politiques présidentiels. Et le courage, en ce domaine, comme en d’autres, est d’assumer clairement et pleinement ses choix. On ne peut pas être de droite au plan national et être « apolitique » au niveau local même si l’on pourrait imaginer qu’une telle posture peut être éventuellement recevable dans une commune de quelques dizaines d’habitants. Dès lors qu’on doive gérer un budget de plusieurs centaines, voire plusieurs millions d’euros, on engage la ville que l’on dirige sur la base d’un programme fondamentalement politique. Autrement dit, qui implique une certaine conception de la vie de la cité avec des choix qui eux-mêmes relèvent de valeurs auxquelles on adhère. En politique, comme en d’autres domaines, on ne peut pas être « dans » et « au dehors ». On ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le reste et refuser d’assumer pleinement ses convictions politiques qui, une fois encore, ne peuvent être à géométrie variable selon les circonstances ou, pire, les opportunités. En politique, il ne suffit pas d’avoir de l’ambition, il faut avoir des convictions.

La rédaction.


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René Balme dépose plainte pour diffamation à l’encontre de l’UMP Xavier Odo


Fin décembre, Monsieur Odo diffusait un tract, particulièrement diffamatoire à l’encontre du maire de Grigny l’accusant d’avoir fait supporter aux contribuables locaux un voyage « politico-culturel » au Vénézuéla qui aurait coûté 59 800 euros. Il affirmait notamment : « Le coût élevé de cette démarche politique incombe aux contribuables que nous sommes par les impôts locaux alors que les familles sont confrontées au quotidien à de plus en plus de soucis financiers ». René Balme qui a effectué ce voyage, à titre privé et sur ses fonds propres avait demandé à Monsieur Odo de « corriger ou retirer cette affirmation mensongère sous 8 jours ». Au lieu de cela, Xavier Odo en rajoutait dans une publication en date du 28 décembre 2007 affirmant, de manière outrancièrement provocatrice, que les chiffres qu’il avait publiés étaient vrais.

Face à ce déferlement de mensonges particulièrement diffamatoires à son encontre, René Balme annonçait en séance publique du conseil municipal, fin janvier, qu’il avait déposé plainte pour diffamation contre de Monsieur Odo.

C’est donc chose faite et la notification a été transmise par huissier à Monsieur Odo pour une convocation au TGI de Lyon fin mars 2008.

René Balme, estime à juste titre, que la campagne électorale ne peut et ne doit être le prétexte à publier des informations mensongères destinées essentiellement à nuire à sa réputation d’élu local intègre en mettant en cause son honnêteté.

Pour ceux qui en douteraient encore, René Balme précise que le voyage au Vénézuéla a été organisé par l’association Vivé et non par la ville de Grigny. Il a été entièrement financé par la région Rhône-Alpes. René Balme qui a de solides attaches au Vénézuéla a tenu à accompagner, sur ses fonds propres, la délégation de ViVé. Ce déplacement n’a pas coûté un centime à la ville de Grigny et chacun peut le vérifier auprès du service financier de la ville.


La rédaction


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